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REGARDEZ: un ex-ministre congolais impliqué dans les meurtres au Kasaï c’est la catastrophe

  • 23 mai 2017
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A la Une: un ex-ministre congolais impliqué dans les meurtres au Kasaï ?

Les médias du continent s’interrogent à l’instar du site congolais Cas-Info : « Clément Kanku, député et ministre du Développement du récent gouvernement Badibanga, s’est-il compromis dans les meurtres au Kasaï ? Le journal américain, le New York Times, a révélé ce week-end des enregistrements accablants mettant en cause le député de Dibaya. Dans ces enregistrements trouvés sur l’ordinateur de Zaida Catalan — la jeune humanitaire de l’ONU tuée en mars dernier avec son collègue américain Michael Sharp — une voix présentée comme celle de Clément Kanku reçoit un rapport d’un présumé milicien sur les tueries à Tshimbulu. La conversation se déroule en Tshiluba. »

Alors, précise Jeune Afrique, « on peut en effet entendre une voix supposée être celle de Clément Kanku s’enquérir de la situation dans le chef-lieu du territoire de Dibaya. “Nous avons brûlé Tshimbulu”, lui dit son interlocuteur, un milicien local présumé. “C’est une bonne nouvelle”, lâche au bout du fil l’élu de la région. Dans les échanges entre les deux hommes, relate encore Jeune Afrique, il est également question de l’attaque ciblée contre un officier de l’armée et ses gardes du corps mais aussi de l’assaut contre les installations de la Commission électorale nationale indépendante et contre la maison d’arrêt du village. »

Cultiver le chaos ?

En outre, précise le site d’information Afrikarabia, « Clément Kanku savait que Zaida Catalan possédait ces enregistrements. Ils devaient en discuter ensemble après le voyage en brousse de la jeune enquêtrice de l’ONU… Voyage dont elle n’est jamais revenue. »

Alors, s’interroge Afrikarabia, « Joseph Kabila avait-il nommé Kanku pour stopper l’insurrection ou instrumentaliser et manipuler les miliciens Kamuina Nsapu ? Force est de constater que Kanku a échoué. Mais en jouant ainsi avec le feu, le pouvoir a réussi au moins le principal, pointe Afrikarabia : cultiver le chaos pour empêcher la tenue des élections et espérer pouvoir organiser un référendum pour présenter une nouvelle candidature de Joseph Kabila. »

Du côté du député incriminé et des autorités congolaises, silence pour l’instant…
En tout cas, s’interroge L’Observateur Paalga au Burkina, « Kinshasa a-t-il jusque-là choisi de couvrir l’élu du Kasaï pour quelque obscur service rendu ? […] Les Congolais attendent avec impatience de savoir ce que le député pourra bien dire pour sa défense au cours de la conférence de presse qu’il devrait donner dans le courant de la journée. Quand on sait que l’intéressé devait répliquer depuis hier et qu’il s’était rendu injoignable, on se demande si ce rendez-vous-là sera respecté. »

Le quotidien Aujourd’hui, toujours au Burkina, reste perplexe… « Clément Kanku agissait-il seul ou était-ce au nom de l’Etat ? Quel était l’objet du lien entre un ministre de la République et des rebelles ? Va-t-on verser ces écoutes dans le dossier concernant l’assassinat des deux experts onusiens ? La situation au Kasaï a-t-elle été provoquée à dessein pour détourner l’attention des Congolais et de la communauté internationale, sur l’essentiel, méthode éprouvée dans les démocratures ? »

Scabreuse affaire…

« Et si Kabila était à la manœuvre ? », s’interroge en écho Ledjely.com en Guinée. « En quoi le gouvernement congolais et par ricochet le président de la République seraient-ils mêlés à cette sordide affaire ? […] A ces questions, il n’y a qu’une seule réponse, estime Ledjely.com. Celle qui voudrait que Clément Kanku était au service du pouvoir congolais et qu’au nom de ce dernier, il a suscité les violences dans le Kasaï. Le scénario était manifestement de provoquer d’une part le soulèvement des miliciens de Kamuina Nsapu, et d’autre part, de pousser les troupes congolaises à réprimer dans le tas. Le résultat recherché étant que la violence s’impose comme un fait incontestable. Ainsi, espéraient les autorités congolaises, il devenait plus facile de faire passer l’idée d’un nouveau report des élections. Et c’est à se demander si l’experte onusienne, Zaida Catalan et son collègue, Michael Sharp, n’ont pas été victimes de cette scabreuse affaire. Conscients de l’effet explosif qui résulterait de la divulgation de l’enregistrement, leurs assassins et les éventuels commanditaires ont essayé d’étouffer l’affaire en supprimant ceux qui étaient susceptibles de la rendre publique. Eh bien, conclut Ledjely.com, ils les auront tués pour rien. »


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